Visites bio

Grandes cultures bio : journée d'échanges

Journée d'échanges Grandes Cultures Bio           La Chambre d'Agriculture a organisé le mercredi 10 septembre 2014 une rencontre autour du sujet des céréales à paille en AB. Cette rencontre a été l'objet d'un échange très participatif, productif et enrichissant entre les agriculteurs (en conversion et en bio depuis plusieurs années), les coopératives AgriBio Union et Qualisol, Arvalis et les Chambres d'Agriculture.

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Inauguration officielle de "Soja Press" Bio à Ste Livrade

Soja Press      Le samedi 28 septembre avait lieu l’inauguration de l’usine de trituration de soja bio, « Soja Press » à Ste Livrade sur lot (47). Cent soixante-dix personnes y étaient présentes.

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Une délégation de Midi-Pyrénées à Tech'n Bio 2013

Logo AB       La 4ème édition du salon bisannuel d’importance européenne Tech’n Bio se déroulait sur le site du lycée du Valentin (en AB) dans la Drôme, les 18 et 19 septembre 2013. Cette année, plus de 13 000 visiteurs s’y sont rendus (11 000 visiteurs en 2011), dont une délégation de Midi-Pyrénées.

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Production de soja bio en Tarn-et-Garonne

Alain Fraysse
Photo : La France agricole

     Le soja constitue la tête d'assolement de l'exploitation bio de 60 ha d'Alain Fraysse. Il a été interviewé par la France agricole (n°3458 du 26 octobre 2012). Il nous livre quelques-unes de ses trouvailles pour assurer une bonne rentabilité du système.

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Témoignages d'exploitants bio : grandes cultures et viande bovine - automne 2011

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      A l'initiative d'Alain Fraysse, responsable de la Chambre d'Agriculture en charge du dossier "Agriculture biologique", a été organisé le 7 octobre un après-midi de visites sur deux exploitations bio.

     Près d'une trentaine de participants étaient présents, heureux de pouvoir échanger sur leur expérience de l'agriculture bio, dans un esprit convivial et décontracté. Le beau temps était au rendez-vous pour rendre cette journée agréable.

      Ont assisté aux visites les deux structures économiques bio du département, Qualisol (représenté par M. Alain Larribeau), et Agribio Union (représenté par M. Serge Rostomov).

 

      Jean-Pierre Cubaynes (Puylaroque)


     Une première moitié de son exploitation a été convertie en bio lors de son installation en 1999, l'autre moitié l'année suivante, dans le cadre d'un CTE. Son exploitation, d'une SAU de 125 ha, est à dominante grandes cultures.

     "Le bio, ça me plaît. Quand je travaillais avec mes parents, je trouvais ça difficile de mettre des produits. Quand je suis passé en bio je me suis senti un peu à l'écart. Aujourd'hui, les gens me reparlent !"

     Le surplus de travail est estimé à 40%.

 

 Chez M. Jean-Pierre Cubaynes

     Le groupe a passé en revue le matériel de M. Cubaynes : herse étrille, bineuse frontale, ...

     "Le matériel c'est important, c'est notre désherbant. Je suis parti avec une exploitation 'sale', et finalement je suis plus propre."

      "Rien n'est bien défini en bio. Il faut être sur le terrain, voir ce qui marche. Si j'ai un conseil à donner : quand on prend une moissonneuse, c'est important de la nettoyer afin d'éviter la dissémination des mauvaises herbes et de la carie."

     Alain Fraysse conclut les échanges : "Quand on passe en bio, il faut 5 ans à en baver. Après ça marche tout seul".

Chez M. Jean-Pierre Cubaynes  Chez M. Jean-Pierre Cubaynes



     Sabine Blagny (Lavaurette)


Chez Mme Sabine Blagny

     Sabine Blagny élève un troupeau de 25 vaches de race Salers pour la production de veaux sous la mère croisés Charolais. Le troupeau de Salers bio était présent sur l'exploitation au moment de son installation, en 2005.
     L'exploitation, d'une quarantaine d'hectares, est autonome en fourrages et céréales.

     "On a commencé par du broutard. Progressivement, avec les remarques des clients, on a fini par faire du veau sous la mère."

     L'éleveuse a s'est constituée une clientèle en Provence, dont elle est originaire. Equipée d'un camion frigo, elle se charge elle-même des livraisons.

     "Je n'ai pas d'étiquette bio, mais les gens savent d'où vient la viande. Je suis assaillie de demandes."

     "Un veau permet de faire des colis pour une douzaine de personnes, c'est plus facile à gérer que le broutard qui demandait une trentaine de personnes."

     Les veaux sont abattus à l'âge de trois ou quatre mois à l'abattoir de Montauban, la découpe et le conditionnement sous vide ont été confiés à un prestataire.

     "Je vends le colis 14 €/kg tous morceaux confondus. Je prépare mes colis en fonction des clients (exemple : 4 steacks hachés pour une famille de 4 personnes).

     La visite s'est terminée par de succulents biscuits maison, bio bien entendu !

Chez Mme Sabine Blagny  Chez Mme Sabine Blagny

     Au cours des visites un document a été distribué présentant les deux exploitations.

     Cette action de diffusion est cofinancée par le Casdar et l'Etat.    Logo   Ministère de  l'Agriculture - CasDar

Visites de deux exploitations bio - printemps 2011

     Les 14 et 21 mars, la Chambre d'Agriculture a organisé des visites-témoignages de fermes en grandes cultures biologiques. Le 14 mars en Lomagne, chez Jean-Pierre et Béatrice Pointu (EARL de la Mude) en conversion 2ème année. Le 21 mars sur le Quercy, chez Bruno Papa et Lisbeth Gurtner (GAEC de la Commanderie), convertis dans les années 2000. Pour chacune des visites, les deux opérateurs économiques de la filière, la Coopérative Agri Bio l'Union et la coopérative Qualisol, ont fait le point sur le marché et les perspectives.

     EARL de le Mude (Maubec)


Chez Jean-Pierre POINTU

 

     Jean-Pierre Pointu s'est installé en 1981 par reprise de l'exploitation familiale : environ 30 ha, 15 vaches, des oies reproductives et de l'ail. Il a alors acheté de la terre, et développé les oies et l'ail. A l'installation de Béatrice, une conserverie a été construite. En 1996, le couple développe la vente directe de viande bovine.

     Aujourd'hui l'exploitation compte 63 ha dont 11 ha en propriété, 1 ha d'ail, 20 mères allaitantes en Blonde et la suite. Jean-Pierre et Béatrice gavent et transforment 900 à 1000 canards.

     La conversion bio commence le 1er mai 2009. Plusieurs axes ont alimenté la réflexion :

     " - On est en contact toute l'année avec des clients. Depuis plusieurs années, on voit une demande pour le bio;
       - Le bio représente un challenge : à 46-47 ans, on ressent une certaine usure. Le bio est arrivé à point pour me remotiver, je crois que c'est ça la plus grosse raison."

     " Pour passer en bio, j'ai suivi une formation dans le Gers. Aujourd'hui je suis en 2ème année de conversion (cultures seulement), il est trop tôt pour tirer des conclusions."

     Cette rapide présentation a été suivi de la visite des cultures et du matériel : herse étrille, bineuse,...  
 Chez Jean-Pierre POINTU



     GAEC de la Commanderie (Puylaroque)


 
Au GAEC de la Commanderie

 

     D'origine suisse, Bruno Papa s'est installé en 1992. La conversion en agriculture biologique date de 2000. Le Gaec de la Commanderie exploite 85 hectares, dont 30 sont irrigables, dédiés à la production de blé, soja et tournesol.

     Ses motivations ?

     "Ma marge brute est meilleure en bio. Et je trouve que c'est plus sympathique de travailler en bio."

     Bruno Papa détaille ensuite la technique, qu'il maîtrise visiblement à la perfection, en vrai passionné.

     Le principe de sa rotation : 1 culture d'hiver - 2 cultures de printemps. "On ne fait pas plus d'une culture d'hiver tous les 3 ans."


     Un aperçu des observations de Bruno Papa sur son exploitation ("à vous de prendre ce qui est intéressant pour vous", indique-t-il):

     "Nous désherbons à la main : la fol avoine, le xanthium, le rumex,...
     Pour le xanthium, cela représente un travail de 10 jours par an (1 à 2 heures par ha). Pour le rumex : 1/2 journée par ci, par là. Nous utilisons un outil suisse spécial pour arracher le rumex."

     " La herse étrille : à mon avis dans les céréales elle ne sert à rien. On s'en sert pour enfouir les bouchons de matière organique, ou dans les cultures de printemps, pour faire un complément entre deux passages de bineuse. La herse étrille marche beaucoup mieux à vitesse réduite. Maxi 8 km/heure."

 
 Au GAEC de la Commanderie

     Serge Rostomov (Agribio Union) et Alain Larribeau (Qualisol) sont ensuite intervenus pour décrypter les tendances du marché qui sont favorables aujourd'hui.

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Journées grandes cultures bio 2010

Matinée à Caussade

     Deux journées sur les grandes cultures biologiques ont eu lieu le 14 septembre 2010 dans le caussadais, et le 23 septembre en Lomagne, à l'initiative d'Alain Fraysse, membre de la Chambre d'Agriculture. Le thème : "Réussir économiquement en bio".

     Une cinquantaine d'agriculteurs se sont rendus à l'une de ces journées, dont le programme était le suivant :

     • Matinée en salle : économie et techniques bio

     • Après-midi sur le terrain : visite d'une exploitation en bio suivie d'une visite d'un partenaire économique se chargeant de collecter et mettre sur le marché la production bio.


     Approche technico-économique



      • Références économiques

     Sophie Chambonnière (service économie) a montré que le marché des produits bio est en augmentation constante. Elle a présenté des références technico-économiques obtenues à partir des résultats 2008 d'exploitations de Midi-Pyrénées, ainsi qu'une simulation économique sur plusieurs années d'une conversion en bio. Les résultats semblent encourageant, mais, comme le précise A. Fraysse, "en bio on peut faire une année sans résultat, il faut le dire. Si le blé a des problèmes, on ne peut rien faire et il n'y aura pas de récolte. Les primes sont là pour cela, il ne faut pas en avoir honte".

     Références technico-économiques - moyenne 2008

Visite de l'exploitation d'A. Fraysse



     • Maîtrise des adventices

Maïs et soja bio chez D. Aoueillet

     Ce sujet a été abordé par Sophie Tuyères du service grandes cultures. "Quand on se convertit en bio, la hantise est de se laisser envahir par les mauvaises herbes. Il s'agit de maîtriser le problème, on ne peut pas tout éradiquer. Il faut accepter une flore adventice discrète."

     Différentes solutions ont été présentées à partir d'un diaporama (sources : Arvalis, ITAB, ITCF) :

          • Limiter le stock de graines dans le sol

          • Travail du sol

          • Rotations

          • Désherbage post-semis

 

     • L'alimentation des plantes

     Jocelyn Cros, spécialisé en agriculture biologique, a traité du rôle de la matière organique du sol dans l'alimentation des plantes. La matière organique du sol (débris végétaux et animaux divers) forme un "écosystème" qui produit des éléments minéraux utilisables par les plantes. "Dans les 20 premiers cm de terre, il y a plus de poids de vie que tout ce qui marche sur terre. Dans une prairie, il y a 4 t/ha de vers de terre. Ils transitent tout leur poids pendant la journée."

     Jocelyn Cros a illustré son propos avec un tableau (source : INRA) :

     L'écosystème du sol

Trèfle bio

 


     Visites sur le terrain



     - Le 14 septembre dans le caussadais -

         • L'exploitation d'Alain Fraysse (Caussade)

     Alain Fraysse a converti la totalité de ses surfaces consacrées aux grandes cultures (60 ha) il y a dix ans, dans le cadre d'un CTE. Les mauvaises herbes ont constitué un problème pendant plusieurs années, mais grâce aux nombreux passages d'outils appropriés, ses parcelles sont propres.

Visite de l'exploitation d'Alain Fraysse

 

     "Nous ne sommes pas des bios rêveurs, mais des agriculteurs en bio qui peuvent vivre de leur métier. Je veux montrer que le bio, ça marche. Il ne faut pas opposer conventionnel et bio".


     Alain Fraysse vend le blé à la minoterie Faucher frères de Montricoux. Les autres productions, soja et tournesol, sont vendues à Agribio Union, une union de coopératives d'agriculture biologique basée à Salvagnac, dans le Tarn, et dont le président, Paul Baradat, participait à la visite. 

 

          • La minoterie de Montricoux

      Le moulin de Montricoux est l'un des derniers moulins traditionnels encore en activité dans la région. Il est exploité par la famille Faucher depuis 1945. Pour améliorer sa situation économique, il a développé depuis 10 ans une filière bio, tout en conservant la fabrication de farine conventionnelle. La farine bio est destinée à la fabrication de pain et de biscuit. Elle est également vendue directement au moulin.

     Une des particularités de cette minoterie est qu'elle produit sa propre énergie (hydroélectricité) pour toutes ses opérations (écrasement, triage,...).

 Visite du moulin de Montricoux

 

     - Le 23 septembre en Lomagne -

          • L'exploitation de David Aoueillé (Marignac)

Visite de l'exploitation de David Aoueillé

 

     La conversion de l'exploitation de David Aoueillé s'est faite en deux étapes, d'abord 50 ha en 2000 dans le cadre d'un CTE, ensuite 30 ha qui sont actuellement en 2ème année de conversion. Il conseille un semis épais et insiste sur le désherbage manuel. "Il ne faut pas avoir peur de descendre du tracteur pour arracher un pied de rumex". Il vend ses productions à la filiale bio de la coopérative Qualisol, basée à Castelsarrasin en Tarn-et-Garonne.

 

 

          • Le site de Qualisol bio (Montfort)

 La coopérative Qualisol a initié la bio depuis les années 2000. L'engagement professionnel bio s'est concrétisé par la création d'un silo neuf à Montfort en 2004. Hervé Magné, responsable de la bio au conseil d'administration de Qualisol et Alain Larribeau (filière bio de Qualisol) ont fait visiter le site aux participants : ensachage de la farine bio référencée dans quarante magasins sous la marque MonBio, site de stockage d'une capacité de 9 000 tonnes. Mais aujourd'hui cela ne suffit plus : la coopérative a décidé d'atteindre une capacité de stockage de 24 000 tonnes.


     Présentation de Qualisol bio

Visite de Qualisol Bio - Echantillons

 

Le moulin de Montricoux

 Moulin de Montricoux

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